Histoires de la nuit, un thriller à la Stephen King ?

Le 3 septembre 2020, Laurent Mauvignier livre encore une fois un roman « palpitant » aux éditions de minuit.

C’est à la Bassée, un bourg du centre de la France, que l’on retrouve les protagonistes de l’histoire. Cette dernière débute à la gendarmerie où l’on retrouve Christine, une vieille artiste-peintre, qui montre les lettres anonymes de menaces qu’elle a reçu. Elle est accompagnée par Patrice Bergogne, un éleveur de vache, a qui elle loue sa maison dans le hameau des « Trois filles seules ». Patrice vit avec sa femme Marion et leur fille Ida. Le jour des 40 ans de Marion arrive. Le hameau se prépare à fêter l’évènement. Cependant, trois hommes séquestrent la famille pendant la nuit et la soirée vire au cauchemar. Quel lien ont ces hommes avec cette petite famille ? Qui cache son jeu et un passé troublant ? Mauvignier signe ici un thriller oppressant pour la rentrée littéraire 2020.

Plusieurs articles ont été publiés avant la sortie de l’ouvrage. Ils permettent surtout de parler de l’auteur, de ses motivations et de ses inspirations pour ce nouveau roman.  À sa sortie, le roman se retrouve parmi les favoris de la rentrée littéraire. Il est même sélectionné pour le prix Médicis au côté de Chloé Delaume pour Le cœur synthétique. En ce sens, Mauvignier est l’invité de quelques émissions et de podcasts. Pour ces médias, les réflexions et les questions sont souvent identiques à savoir la solitude des personnages, l’engagement de l’auteur pour la désertification des campagnes, le traumatisme de la perte du père de Mauvignier durant son enfance…

Les articles de presse sont publiés régulièrement durant les quatre mois qui suivent la sortie de Histoires de la nuit.  Ils semblent tous montrer que le roman de Laurent Mauvignier est un thriller extraordinaire. Les arguments sont récurrents et ce sont souvent des « Stephen King revisité par Claude Simon » que l’on retrouve. Néanmoins, certains articles font des erreurs concernant certaines spécificités du roman et notamment sur le nom du hameau. Ces articles élogieux sont-ils réellement écrits avec sincérité par les journalistes ? Ou est-ce seulement pour la médiatisation de l’ouvrage ?

Après la présentation de la gagnante du prix Médicis (Chloé Delaume), le roman Histoires de la nuit est écarté et les articles de presse se font de plus en plus rares. En revanche, du côté des lecteurs avertis, les blogs littéraires restent alimentés et même encore aujourd’hui. Ces articles, au contraire des articles journalistiques, sont nuancés : certains ont apprécié l’ouvrage tandis que d’autres non. Les premiers ont aimé lire ce roman pour son originalité de style et d’écriture ou encore son rythme à la fin de l’histoire. Les seconds n’ont tout simplement pas accroché dès le début du roman notamment à cause des longues phrases ou encore de ce ressenti de frisson et de peur promis. Ce sont donc des articles partagés mais bien plus informatifs que peuvent être les articles de presse.